mercredi 16 janvier 2013

Les « affaires indiennes » !?

S’il y a un sujet tabou au Canada, c’est bien celui des autochtones ou des Premières Nations, comme on les appelle désormais.  Depuis le mois de décembre, on entend tout de même plus parler d’eux. La raison est que la chef de la communauté d'Attawapiskat, Theresa Spence, a décidé de commencer une grève de la faim afin d’attirer l’attention du premier ministre Stephen Harper. Elle veut un rendez-vous avec le premier ministre et le gouverneur général dans le but de discuter de la situation des autochtones. Son action a déclenché un vaste mouvement d’appui au Canada qu’on connait désormais comme le mouvement Idle no more.

Le mouvement est principalement intégré par les Autochtones, Premières Nations, Métis et Inuits, mais leur cause attire aussi plusieurs sympathisants non autochtones qui appuient la défense des Premières Nations et adhèrent à leurs revendications.
  
Qui est Theresa Spence ?
C’est la chef autochtone de la Première Nation d'Attawapiskat, une communauté autochtone située dans le Nord de l’Ontario. Pour l’instant, c’est un symbole de détermination et d’inspiration pour plusieurs Canadiens d’origine autochtone. Elle réclame une rencontre entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral. Elle veut discuter avec les dirigeants afin de redéfinir la relation entre Ottawa et les Premières Nations. Cela a donné lieu à tout un mouvement pancanadien, le mouvement Idle No More.

Que signifie le nom du mouvement Idle No More?
Idle No More fait référence à la fin d'une certaine passivité et à la volonté de se mobiliser pour agir. Il existe plusieurs traductions de cette expression, mais la plus exacte serait sans doute celle-ci : « Fini l'apathie! »

Que réclame le mouvement Idle no more ?
L’action de Mme Spence s’inscrit dans cette mouvance. Mouvement encore très jeune, le groupe dénonce tout d’abord le projet de loi omnibus C-45 qui menace des droits garantis par traité aux Premières Nations. Ce projet de loi redéfinit la protection des eaux navigables et modifie la façon de déterminer l'utilisation des terres des réserves. Selon cette loi, plus que 97 lacs et 62 rivières seront désormais protégés, alors qu'il en existe des centaines de milliers au Canada.


Depuis le mois de décembre, plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu pour démontrer l’insatisfaction face aux politiques fédérales, dont un grand rassemblement un peu partout au pays le 11 janvier dernier. Ce n’est pas la seule action qui a été menée. Il y a eu aussi eu des perturbations du trafic, comme des blocages de routes et de ponts. Mais ces dernières actions ne sont pas explicitement encouragées par le mouvement.

Le mouvement a aussi des revendications plus larges. Il cherche aussi à attirer l'attention sur plusieurs problèmes liés aux groupes autochtones, comme la pauvreté dans les communautés, le taux de suicide élevé, les meurtres de femmes autochtones, la pénurie d'eau potable et le pillage des terres autochtones par de grandes entreprises. Le cœur du problème concerne aussi le fait que le gouvernement ne les consulte pas lorsqu'il veut modifier des lois qui les touchent.

La réponse du gouvernement
En date du 11 janvier dernier, le gouvernement de Stephen Harper a finalement accepté de rencontrer les dirigeants des Premières Nations, mais étant donné que cette rencontre ne respectait pas les demandes de la chef Spence, plusieurs dirigeants ont décidé de boycotter la rencontre.




mercredi 19 décembre 2012

La bûche de Noël

Hier, le 18 décembre (c’était mon anniversaire !), je me rappelais avec nostalgie de mes gâteaux de fête : une belle bûche de Noël, une tradition qui se répétait année après année chez nous. Même si je n’avais pas le gâteau de rêve pour la petite fille que j’étais (le beau gros gâteau avec du crémage rose…), j’étais toujours ravie de voir trôner au centre de la table ce beau gâteau traditionnel du temps des Fêtes.
Mes soeurs et moi (au centre) devant une bûche de Noël lors d'un de mes anniversaires

Pourquoi mange-t-on une buche de Noël comme désert au Québec ?
Plusieurs diront que c’est en raison de notre passé de « bûcherons ». Ils n’ont sûrement pas entièrement tort, mais la fameuse tradition de la bûche de Noël remonte à plus loin encore. Elle fait tout de même référence à d’anciens rites agraires. Cette coutume remonte au XIIe siècle ( oui!) et avait cours dans plusieurs pays européens, dont la France, ce qui explique pourquoi elle s’est aussi installée au Québec. La coutume voulait que, la veille de Noël, une personne aille chercher une énorme bûche de bois franc et la rapporte à la maison. Le soir de Noël, le maitre de la maison la plaçait alors dans le foyer et arrosait le tronc avec de l’huile, du sel ou du vin, pour ensuite réciter un genre de prière. Dans certains cas, le feu était allumé avec des tisons précisément conservés de l’année antérieure. Ce rituel (et les cendres que produisait la bûche) avait, dit-on, la propriété de protéger la maison de créatures diaboliques.


On a ensuite mis de côté les incantations. Au Québec, cette tradition a disparu vers la fin du XIXe siècle. On a alors remplacé la grosse bûche par une petite bûche de bois, décorée avec des chandelles et autres ornements, qu’on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël. Aujourd’hui, la bûche a pris la forme d’une pâtisserie, un délicieux gâteau roulé, souvent au chocolat ou à la crème glacée et décoré avec des feuilles de houx. Disons que cette version est beaucoup plus facile à digérer ! Hum ! Miam miam !






jeudi 13 décembre 2012

halte au plagiat


J'aimerais vous faire part d'un phénomène de plus en plus important dans vos travaux: le plagiat. J'aimerais faire le point avec vous sur ce qu'est le plagiat, comment l'éviter et ce que ça implique.


Premièrement, qu’entend-on par plagiat?

Il y a plagiat lorsqu’un étudiant :

  • copie des extraits d’un site Internet, d’un livre, de la plateforme ou de tout autre document écrit par une autre personne sans en citer la source ou en citant une source erronée (pour les travaux écrits et oraux); 
  •  utilise le travail d’une autre personne en entier ou en partie (par exemple, un étudiant ne peut pas remettre le même travail que son conjoint pour une évaluation);
  •  remet un travail qu’il a déjà présenté pour une autre évaluation (par exemple, un étudiant dans un bloc de reprise ne peut pas remettre un travail qu’un tuteur a déjà évalué pendant le bloc régulier).

S’il doute de l’authenticité d’un travail, le tuteur demandera à l’étudiant de recommencer sa production.


Comment présenter les idées d’une autre personne ?
Il est possible que vous trouviez des informations intéressantes sur la plateforme ou sur Internet, et que vous vouliez les intégrer à votre production. C’est possible, mais je demande toute de même à mes étudiants intermédiaires d’essayer de créer des productions dans leurs mots, compte tenu du fait que les productions sont très courtes.

EXEMPLE POUR UNE PRODUCTION ÉCRITE 
Vous devez faire une production écrite sur le processus d’immigration au Québec. Vous trouvez ce passage sur la plateforme :

« Le départ était-il une nécessité ou un choix? Les circonstances qui motivent le départ sont un facteur important dans l’intégration. La rupture affective, physique et culturelle est la première étape du processus d’immigration. »

Mauvaise façon d’intégrer ce passage à votre production 
Bonjour mon ami! J’ai su que tu voulais immigrer au Québec. Je me demandais si ton départ était une nécessité ou un choix. Les circonstances qui motivent le départ sont un facteur important dans l’intégration. La rupture affective, physique et culturelle est la première étape du processus d’immigration.

Ce n’est pas correct parce que vous n’employez pas les guillemets et vous ne citez pas la source de l’information (où vous avez trouvé l’information). Ces phrases sont directement intégrées au reste de votre texte. On ne sait donc pas quelles idées sont de vous, et quelles idées sont d’un autre auteur.

Bonne façon d’intégrer ce passage à votre production
Bonjour mon ami! J’ai su que tu voulais immigrer au Québec. Je me demandais si ton départ était une nécessité ou un choix. Hier, j’ai lu, dans le texte « Processus d’immigration » sur la plateforme du cours FEL, que « Les circonstances qui motivent le départ sont un facteur important dans l’intégration. La rupture affective, physique et culturelle est la première étape du processus d’immigration. »

Cette fois, vous avez mis les phrases provenant de la plateforme entre guillemets (« … »). De plus, vous avez indiqué la source de l’information. Il n’y a donc pas de problème!

Attention! Si on vous demande d’écrire un travail de 10 à 15 lignes, celui-ci devra compter 10 à 15 lignes de texte dans vos propres mots. Vous ne pouvez pas compter les citations dans ces lignes. Le tuteur veut évaluer votre niveau en français (et non celui de la plateforme ou d’un site Internet!).



Le plagiat, c’est un vol d’idée !

Dans les écoles du Québec, le plagiat n’est pas accepté. Dans le cas d’un plagiat, l’étudiant obtient 0% à son examen. À l’université, il pourrait même être exclu de son programme d’études.

Habituez-vous, dès maintenant, à remettre des travaux originaux. De plus, même s’il est plus difficile d’écrire vos idées dans vos propres mots, cela sera plus profitable pour votre apprentissage.



jeudi 6 décembre 2012

Parlez français !

Bonjour chers étudiants,

Je sais que j'ai été absente du blogue dernièrement, mais je vous promets de revenir en force. Je commence ce matin par une petite annonce. Pour les étudiants qui sont désormais au Québec, il y a des options pour vous afin de parfaire votre niveau de conversation en français. Voici quelques organismes qui offrent des ateliers de conversation:


1. Le
Carrefour d'aide aux nouveaux arrivants offre des ateliers de conversation pour débutant et intermédiaire: http://www.cana-montreal.org/



2. CACI (Centre d'appui aux communautés immigrantes)
4770, rue Salaberry
(métro Sauvé + bus/ numéro à vérifier)
Tél. : 514 856-3511

3. Centre communautaire de loisirs de la Côte-des-Neiges
5347, ch. de la Côte-des-Neiges
(métro Côte-des-Neiges)
Tél. : 514 733-1478

4. Centre des femmes d'ici et d'ailleurs
8043, rue Saint-Hubert
(métro Jarry)
(pour femmes seulement)
Tél. : 514 495-7728 

5. Centre Évasion
5701, bd Décarie
(métro Côte-Sainte-Catherine)
Tél. : 514 738-5151


6. La Grande bibliothèque
Ateliers de conversation française:

7. Le réseau des bibliothèques de Montréal
Programme "Les mots partagés"


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Universités : jumelage linguistique

1. Université de Montréal
Service d'action humanitaire et communautaire
3200, rue Jean-Brillant, local B-2253
Tél. : 514 343-7896 (10.00$)
www.serdahc.umontreal.ca

2. Université du Québec à Montréal
Centre d'écoute et de référence
320, rue Sainte-Catherine Est, local DS 3255
Tél. : 514 987-8509
www.ecoute.uqam.ca

3. Université Laval (à Québec)
http://www.baa.ulaval.ca/
Autres sources :

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Bonne jasette !

Maryse