mercredi 8 février 2012

God save the Queen !

Saviez-vous que le Canada était une monarchie? 

Dans les faits, il s’agit plutôt d’un État monarchique constitutionnel, c’est-à-dire que la gouvernance se fait à partir de la Constitution, mais le chef d’État est bel et bien un monarque.

Au Canada, ce monarque est la Reine Elizabeth II et est représenté en sol canadien par le gouvernement général. Son pouvoir est toutefois très limité et se réfère plutôt à des aspects symboliques et honorifiques.

Jubilé
Cette semaine, le Canada célèbre (malgré lui) le jubilé de diamant de Sa Majesté la reine Elizabeth II, soit le 60e anniversaire de son accession au trône. Elle règne sur les seize États indépendants membres du Commonwealth.

Le Commonwealth inclut les pays suivants : le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Jamaïque, la Barbade, les Bahamas, la Grenade, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Tuvalu, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda, Belize et Saint-Christophe-et-Niévès (un total de plus de 130 millions de personnes).


Questions rapides sur notre monarchie!

Elizabeth II : reine d’Angleterre ou reine du Canada?
En 1953, une loi canadienne, la Loi sur la désignation et les titres royaux, conférait officiellement à Elizabeth II le titre de Reine du Canada.

Une reine guerrière : qui dirige l’Armée?
En étant la chef d’État, la reine est aussi la chef des Forces canadiennes, capitaine générale et commodore de l'air en chef d'unités dans tout le Canada.

Victoria ou Elizabeth?
On a tendance à confondre la fête de la Reine au Canada (24 mai) avec celui de l’anniversaire de la reine Elizabeth. En fait, le jour férié appelé « la fête de la Reine » au Canada-anglais concerne l’anniversaire de la naissance de la reine Victoria (1837-1901), dont l’arrière-arrière-petite-fille est Elizabeth II.

Elizabeth, tout court?
Son titre complet au Canada est « Elizabeth II, par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi. »

Une belle cabane au Canada
La reine nous a fait l’honneur de sa visite 22 fois depuis le début de son règne. Sa dernière visite remonte à 2010.

Un amour platonique
Notre premier ministre canadien Stephen Harper vit une parfaite idylle à sens unique avec la reine du Canada. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, il a restauré des symboles royaux qu’on croyait disparu : il a remis les photos de la reine dans toutes les ambassades, il a redonné le mot « royal » à la marine et à l’aviation canadienne, il a placé un tableau de la reine dans le hall d'entrée du ministère des Affaires étrangères et utilisera 7,5 millions de dollars des fonds publics pour célébrer son jubilé.

Alors, quoi dire d'autre que : "Vive la reine !" ;)


maryse

mardi 31 janvier 2012

Les damned anglicismes !


L’anglicisme est un mot, une expression, un sens, une construction propre à la langue anglaise qui est emprunté par une autre langue, dont le français (Multidictionnaire).

Le phénomène des emprunts linguistiques n’est pas nouveau et il s’est produit à de nombreuses reprises dans l’histoire. Ce qu’il faut éviter cependant, c’est d’emprunter quand ce n’est pas nécessaire. Bien sûr, si certains emprunts sont utiles parce que le français ne dispose pas d’équivalents pour eux (par exemple : baseball, blazer, rail, short, steak, etc.), d’autres viennent interférer avec les expressions et les mots français qui existent déjà.

L’usage de l’équivalent en français, lorsqu’il est disponible, est donc fortement conseillé. Un bon outil pour savoir si un équivalent existe : l’Office québécois de la langue française (OQLF). Cependant, il existe des mots empruntés à l’anglais qui sont maintenant acceptés dans certains dictionnaires en français. Attention : il peut y avoir des variations d’un dictionnaire à l’autre.


Il existe différentes catégories d’anglicismes :

L’anglicisme lexical est l’« emploi d’une unité lexicale originaire de l’anglais avec ou sans adaptation phonétique, graphique ou morphologique » (de Villers, 2003).

- Cet emprunt à l’anglais peut être nécessaire, comme nous l’avons vu précédemment (design, marketing, coroner, bermuda, t-shirt, bobsleigh, etc.), parce que le français n’a pas d’autre mot pour désigner la réalité en question.

- L’emprunt peut aussi être inutile.

Exemples:
waitress au lieu de serveuse;
brake au lieu de frein;
break au lieu de pause;
tip au lieu de pourboire;
switcher au lieu de remplacer ou d’échanger;
canceller au lieu d’annuler.

* * *
L’anglicisme sémantique est un mot français auquel on donne l’un des sens d’un mot anglais qui est identique ou qui lui ressemble. On appelle également ce type d’anglicisme « faux ami ».


Exemples :
application au sens de candidature;
argument au sens de discussion;
compléter au sens de remplir;
questionner au sens de mettre en doute

* * *
L’anglicisme syntaxique constitue une traduction littérale d’une expression anglaise. L’anglicisme syntaxique est très fréquemment désigné sous le nom de « calque ».

Exemples :

pour aucune considération au lieu de à aucun prix;
jusqu’à date au lieu de jusqu’à maintenant;
demander une question au lieu de poser une question.

* * *

Les anglicismes contribuent aussi à ce qu’on appelle « contamination orthographique » car ils nous entrainent à faire des fautes d’orthographe sous l’influence de mots anglais qui leur ressemblent.

Exemples :
address (Anglais) = adresse (français)
alcohol = alcool
connection = connexion
dance = danse
Dr. (abréviation de l’anglais doctor) = Dr (abréviation du terme français docteur)
example = exemple
exercise = exercice
future = futur
language = langage




Références

Lire ce court article : http://www.cce.umontreal.ca/auto/anglicismes.htm
OQLF : http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?Th=1&Th_id=129&niveau=
Autre ressource: http://www.langagier.com/
Capsules linguistiques : http://www.asulf.ca/capsules.html


mercredi 18 janvier 2012

La métonymie


Qu'est-ce que c'est que la métonymie ? Qu'est-ce que ça mange en hiver ?
Voici une petite devinette pour vous aider à mieux comprendre...

Quel nom commun a désigné successivement :
  • une étoffe de laine,
  • un tapis de table fait de cette étoffe,
  • une table ainsi couverte,
  • une table de travail,
  • la pièce où se trouve une table de travail,
  • un lieu de travail,
  • un établissement ouvert au public,
  • l’ensemble des employés travaillant dans un bureau?

Réponse
Ces définitions sont celles du nom bureau.

Explication
On dira alors que le sens de bureau a évolué par métonymie : avec le temps, le terme désignant le contenu s’est appliqué aussi au contenant ou le terme désignant la partie s’est appliqué au tout.

De manière savante
La métonymie (du grec metônumia « changement de nom ») est une figure de style ou de rhétorique par lequel on exprime un concept par l'intermédiaire d'un terme désignant un autre concept qui lui est uni par une relation nécessaire (la cause pour l'effet, le contenant pour le contenu, le signe pour la chose signifiée). Ex. boire un verre (le contenu), ameuter la ville (les habitants).

Un autre exemple
L’évolution du mot toilette est un autre exemple d’extension métonymique. Désignant d’abord une petite toile, le nom toilette a désigné ensuite le linge sur lequel étaient déposés les ustensiles servant à la parure (à se faire beau et belle !), puis les ustensiles mêmes utilisé à cet fin, puis le meuble garni des ustensiles, puis l’action de s’habiller ou d’effectuer les soins de propreté du corps. Au pluriel, le terme toilettes désigne maintenant les cabinets d’aisance... où on a grandement besoin de la petite toile du début ! ;)

Tableau de R. Magritte sorte de métonymie visuelle

Source
Le Grand Robert de la langue française (2001), 2e éd., sous la dir. d'Alain Rey, Paris, Le Robert/VUEF, 6 vol.


mercredi 4 janvier 2012

De retour au poste, de retour au blogue ...

De retour au poste, de retour au blogue ...

Prochaine chronique de 2012 dans peu de temps.

Bonne et heureuse années 2012, en espérant que ce ne soit pas la dernière ! ;)


Maryse