mercredi 1 juin 2011

Les rectifications de l’orthographe

Hé oui, l’orthographe française se fait une beauté!
Une série de modifications proposées par le Conseil supérieur de la langue française ont été approuvées par l’Académie française et publiées en décembre 1990. Ce sont environ deux-mille mots qui sont touchés.

Je vous invite à prendre connaissance des principaux changements orthographiques de la langue française (et québécoise!). 

Le but de ces modifications: 
- unifier la graphie de certains mots;
- supprimer certaines incohérences;
- clarifier des situations confuses.

Je vous informe que l’ancienne orthographe n’est pas fautive. Les deux sont acceptés. Cependant, vos enfants (ou futurs enfants) étudieront la nouvelle orthographe, donc prenez de l’avance et adoptez la nouvelle!

Maryse


LES MODIFICATIONS
1.  LES CHIFFRES PRENNENT UN TRAIT D’UNION
Les numéraux composés sont doivent être toujours reliés par des traits d’union.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
vingt et un
vingt-et-un
deux cents
deux-cents
trente et unième
trente-et-unième


2. LES TRAITS D’UNION ET LE PLURIEL DES MOTS
Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
un compte-gouttes, des compte-gouttes
un compte-goutte, des compte-gouttes
un après-midi, des après-midi
un après-midi, des après-midis


3. L’ACCENT GRAVE PLUTÔT QUE L’ACCENT AIGU
On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots, au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder, et dans les formes du type puissè-je.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
événement
évènement
réglementaire
règlementaire
je céderai
je cèderai
ils régleraient
ils règleraient


4. L’ACCENT CIRCONFLEXE DISPARAIT SUR LES I ET U.
L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif et dans cinq cas d’ambigüité. Ex. : cout ; entrainer, nous entrainons; paraitre, il parait


ancienne orthographe
nouvelle orthographe
coût
cout
entraîner, nous entraînons
entrainer, nous entrainons


5. LA CONJUGAISON DES VERBES EN –ELER OU –ETER CHANGENT
Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou d’acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants.
Exceptions : appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).



6. LES MOTS EMPRUNTÉS
Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
des matches
des matchs
des misses
des miss
revolver
révolver


7. LA SOUDURE QUI S’IMPOSE
La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier :
— dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-; — dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-; — dans les mots composés avec des éléments « savants » (hydro-, socio-, etc.); — dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
contre-appel, entre-temps
contrappel, entretemps
extra-terrestre
extraterrestre
tic-tac, week-end
tictac, weekend
porte-monnaie
portemonnaie


8. LES CONSONNES SIMPLES
Les mots en -olle (guibolle, corolle… ) et les verbes en -otter (frisotter)s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
guibolle
guibole
frisotter
frisoter

Exceptions : colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).


9. LE TRÉMA EST DÉPLACÉ
Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
aiguë, ambiguë
aigüe, ambigüe
ambiguïté
ambigüité


10. ÉLIMINATION DE CERTAINES ANOMALIES
Enfin, certaines anomalies sont supprimées pour harmoniser les mots.

ancienne orthographe
nouvelle orthographe
asseoir
assoir
nénuphar
nénufar (erreur étymologique)
joaillier
joailler (comme poulailler)
combativité
combattivité (comme combattre)
chariot
charriot
oignon
ognon (comme rognon, trognon)
interpeller
interpeler (comme appeler)


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Plus de détails:


Voir :


Références :
Le grand vadémécum de l’orthographe moderne.
Nouvelle orthographe : la liste simplifiée.
Les rectifications de l’orthographe du français.


lundi 30 mai 2011

De retour de vacances ...

Bonjour !
Je suis de retour de mes vacances. Bientôt, je publierai de nouvelles informations sur le blogue... soyez patients !

maryse

mardi 10 mai 2011

Le bleu et le rouge

Saviez-vous qu'on utilise deux couleurs pour identifier les deux principaux partis politiques au Canada? Le bleu et le rouge. Le bleu évoque le Parti conservateur et le rouge réfère au Parti libéral. Et cela remonte au XIXe siècle.

Le rouge
Il y a d'abord eu le rouge qui, dès le milieu du siècle, a été associé à une tendance politique, le Parti rouge, une des branches issues de la scission, en 1849, du Parti libéral, et à sa doctrine, le rougisme. À la suite de la disparition du Parti rouge, en 1867, on a continué à associer les libéraux à cette couleur. Pourquoi le rouge? Parce que dans un contexte politique, le rouge symbolise les idées révolutionnaires ou est lié aux partisans d'une révolution politique ou sociale. Les rouges, dont plusieurs des membres avaient participé à la rébellion de 1837-1838, revendiquaient notamment la séparation de l'Église et de l'État, ce qui explique d'ailleurs la célèbre formule « L'enfer est rouge, le ciel est bleu » d'abord proclamée par l'Église et reprise par Maurice Duplessis, ancien Premier ministre du Québec.

Le bleu
Le bleu aurait été associé au Parti conservateur au Canada, et à l'Union nationale au Québec, par opposition au rouge. On trouve par ailleurs déjà le bleu associé à des positions conservatrices en politique, notamment au Conservative party, au milieu du XIXe siècle en Angleterre.

Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/20100920_elections.html

Les mots pour parler de politique

Les dernières semaines ont été marquées par un climat politique puisque les dernières élections fédérales canadiennes ont eu lieu le 2 mai dernier. De ces élections, le Parti conservateur de Stephen Harper est sorti plus fort.

Dans ce contexte, je vous propose de jeter un coup d’œil sur le lexique lié à la politique.

chefferie :
Le mot chefferie est un terme accepté par l'Office québécois de la langue française. Il est encore couramment usité au Québec où il est attesté depuis plus d'un siècle. S'il est aujourd'hui concurrencé par le mot direction (course, campagne à la…), il n'est pas pour autant à condamner. 

chef du parti :
Il faut éviter de confondre les fonctions de président (poste de militant, non rémunéré), de directeur (un employé du parti, rémunéré) et de chef de parti (un poste politique) qui correspondent à des fonctions distinctes au sein d'une formation politique au Québec.

membership :
Plutôt que de membership, on parlera de l'effectif (ou des effectifs) d'un parti politique, du nombre de ses membres ou simplement des membres, ou encore des adhérents du parti 

spin doctor :
Comment nommer en français ceux que les anglophones ont appelés des spin doctors, des personnes dont le rôle est d'influencer l'opinion publique? En français, aucun terme équivalent n'a encore émergé jusqu'ici, on peut appeler ces personnes des conseillers en communication, conseillers de presse, spécialistes en communication, stratèges de la communication ou chargés de relations publiques.

faiseur d'image :
On dira mieux conseiller ou conseillère en image; cette dernière appellation, aujourd'hui répandue, semble la plus à même de rendre compte du rôle tenu par ceux et celles qui en font leur métier.

nez à nez :
En français, l'expression nez à nez signifie avant tout « face à face » (se retrouver nez à nez avec qqn), ce qui semble contredire le sens que nous lui donnons au Québec dans un contexte d'élection (deux candidats nez à nez dans les sondages).


Pour d'autres mots, voir: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/20100920_elections.html

Source: l'Office québécois de la langue française