jeudi 20 septembre 2012

un nouveau cabinet, une nouvelle ministre de l'Immigration


Ça y est. Les dés ont été jetés. Le Cabinet de la nouvelle (première ) première ministre du Québec, Pauline Marois, a été annoncée hier. On a une nouvelle ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles: Mme Diane De Courcy. Elle sera aussi ministre responsable de la Charte de la langue française.

On pensait que le ministère de l'Éducation lui reviendrait, mais c'est finalement de l'Immigration qu'elle a hérité. Sa tâche sera grande. Elle aura aussi la lourde tâche de réviser et faire appliquer la loi 101, pour faire en sorte que le français redevienne la langue d’usage au Québec, ce qui inclut d'améliorer l’intégration des nouveaux arrivants.

Voici un peu plus d'information sur Mme De Courcy:

Élue députée dans la circonscription de Crémazie, sur l'île de Montréal pour le Parti québécois, Mme de Courcy est originaire de Montréal et connait bien la circonscription qu'elle représente. C'est cependant sa première élection provinciale.

Elle a une formation comme gestionnaire en administration publique et a étudié à l'École nationale d'administration publique.

Depuis 1994, elle est commissaire scolaire dans le compté  d’Ahuntsic et était présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) depuis 1998.

Elle est aussi présidente du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) depuis plus de quinze ans.
 
Elle s'est impliquée et s'implique toujours dans divers comités et tables de concertation dans le domaine de l'éducation et du développement communautaire. La liste est longue ! Comité exécutif de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal, Fédération des femmes du Québec, Table de concertation Jeunesse Ahuntsi, conseil d’administration de l’Initiative 1, 2, 3 GO Ahuntsic... ouf ! La madame est occupée !



Bonne chance à la nouvelle ministre !



Plus de détails sur son parcours: http://www.csdm.qc.ca/CSDM/ConseilCommissaires/CommissairesCirconscription/DeCourcy.aspx



vendredi 14 septembre 2012

du nouveau à la FEL

Bonjour !

J'ai une petite annonce pour vous. Depuis hier, la Francisation en ligne offre un nouveau cours spécialisé pour les étudiants finissants du Bloc 4. À la fin septembre, deux autres cours s'ajouteront. Ce sont trois modules spécialisés.

- Module en ingénierie et sciences appliquées

- Module  en science infirmière et santé

- Module en administration et droit des affaires


Si ça vous intéresse (et que vous êtes finissants du Bloc 4), écrivez-moi !

Maryse


mardi 14 août 2012

Le Québec en élection

Pour ceux et celles qui suivent de près l'actualité au Québec, vous aurez remarqué que la province est présentement en campagne électorale. Comme vous vous en doutez, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Sans entrer dans les propositions émises par chacun des candidats (nous le verrons la semaine prochaine), j’aimerais tout de même revoir quelques notions politiques clé qui relèvent de pratiques  surement différentes de votre pays.

La date des élections
Au Québec et au Canada, les élections n’ont pas lieu à date fixe, c’est-à-dire que nous ne savons jamais d’avance quand seront les élections. Dans un régime parlementaire comme le nôtre, les élections sont déclenchées à la demande du premier ministre (c’est un peu plus compliqué que ça, mais je résume…). C’est lui qui décide en quelque sorte quand nous irons aux urnes. Il doit cependant le faire à l’intérieur d’un mandat de cinq ans.

Le financement des partis politiques
Au Québec comme au Canada, une partie du financement des partis politiques est public. Hé oui, ce sont les contribuables qui payent une partie de la facture électorale des partis! On peut diviser le financement en deux : le financement public et le financement populaire.

·        L’État donne des allocations aux partis politiques. L’allocation se calcule en divisant entre les partis, proportionnellement au pourcentage des votes valides obtenus par ces partis aux dernières élections générales, une somme égale au produit obtenu en multipliant le montant de 0,50 $ par le nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale. De plus, depuis 1963, l’État rembourse la moitié des dépenses des candidats ayant obtenu 20 % du vote dans leur circonscription. Finalement, l’État rembourse une partie des frais de vérification des états financiers.

·   Puis, une partie du financement découle de moyens indirects, comme les crédits d’impôt pour contribution politique. En d’autres mots, cela veut dire que si un individu fait un don à un parti (à l’intérieur des limites prescrites), il reçoit une compensation de l’État. Présentement, un électeur peut déduire de son impôt un montant égal à 75 % des contributions en argent faites par lui, jusqu’à concurrence de 400 $. S’il donne 100 $, il aura un crédit d’impôt de 75 $. Il payera en réalité seulement 25 $.

L’autre partie consiste à un financement populaire; il est soumis à des règles strictes dans le but d’accorder des chances égales aux candidats d’être élus et d’éviter l’échange de faveurs par la suite. C’est pour cela que la Loi électorale prévoit des limites au financement et dépenses électorales. Les contributions aux partis sont basées sur un financement par les individus seulement.
Voici les principales règles du financement des partis politiques :
  • seuls les électeurs peuvent financer les partis politiques (par exemple, ni les entreprises, ni les syndicats ne peuvent contribuer à la caisse d'un parti politique);
  • les contributions annuelles d'un électeur ne doivent pas dépasser 3 000 $ par parti;
  • les dépenses électorales des candidats et des partis sont limitées;
  • l'information sur les sources de financement et les dépenses des partis doit être rendue accessible au public.

Les débats des chefs
Le débat n’est pas obligatoire en soi et il n’est pas organisé par une entité gouvernementale. Ce sont les médias qui décident s’ils veulent organiser un débat et les diffuseurs sont libres d’inviter les candidats de leur choix. Même si la Loi électorale dit clairement que tous les partis représentés au Parlement doivent avoir un temps d'antenne équivalent, le débat des chefs n’entre pas dans cette catégorie. Il fait partie d’une exception de ladite Loi.

Dans la présente campagne, deux partis politiques n’ont pas été invité au débat télévisé organisé par le canal de télévision TVA et un parti n’a pas été invité au débat majeur organisé par le consortium de Radio-Canada, même si ces partis ont des candidats élus au Parlement. Ce sujet crée bien des débats autour de l’esprit de la Loi qui a pour mission de traiter les candidats de manière équitable.

La durée de la campagne
La campagne électorale a une durée limitée; elle peut varier de 33 à 39 jours.

Voter le lundi
Les élections ont toujours lieu un lundi. C’est le Directeur général des élections qui décrète le jour de l’élection : il a lieu le cinquième lundi après l'annonce de la tenue d'élection. L'employeur doit accorder à son personnel le congé nécessaire pour qu'il ait au moins 4 heures consécutives pour aller voter. Les bureaux de scrutin sont ouverts de 9 h 30 à  20 h.

Voter pour un candidat
Au Québec et au Canada, nous ne votons pas pour le premier ministre, mais pour un candidat dans notre circonscription électorale. Le parti politique qui fait élire le plus de candidats de son parti dans une majorité de circonscriptions gagne l’élection et c’est le chef de ce parti qui devient premier ministre, soit le chef du gouvernement.

La victoire aux élections
Pour être élu, un parti politique doit obtenir une majorité simple des votes, c’est-à-dire que c’est le parti politique qui obtient le plus grand nombre de votes qui gagne, peu importe le pourcentage de votes. Un parti pourrait hypothétiquement gagner avec seulement 25 % des votes. Il n’y a pas de seuil de 50 %. Puis, c’est le chef du parti politique qui obtient le plus de votes qui devient premier ministre du Québec.

Sources :

vendredi 27 juillet 2012

Les Jeux sont commencés !


Et c’est parti, les Jeux olympiques d’été débutent aujourd’hui, à Londres !


La délégation canadienne (281 athlètes) est déjà sur place et compte se classer parmi les 12 pays à récolter le plus de médailles. On se rappelle qu’aux Jeux d’hiver de 2010, à Vancouver, le Canada était arrivé au troisième rang, avec un total de 26 médailles.

Le Québec bien représenté
Le Québec envoie 62 athlètes à Londres pour ces Jeux olympiques (JO). Le Québec s’illustre particulièrement dans les disciplines sportives de la natation, le plongeon, le judo, l’aviron, le basketball, l’athlétisme, etc.

Tout le monde au Québec connait le nom d’Alexandre Despatie. C’est lui qui a remis le plongeon à la mode chez les hommes. On dit qu’il a « masculinisé » l’image du plongeon. Avant lui, 80% des plongeurs d’élite au Québec étaient des filles.  Il a gagné la médaille d’or en plongeon (10 mètres) aux Jeux du Commonwealth en 1998, ce qui lui a valu une place dans le Livre Guinness des records.  Quatorze ans plus tard, à 27 ans, il participe maintenant à ses quatrièmes et derniers Jeux olympiques, malgré l’accident qui a eu en entrainement à Madrid le 13 juin dernier. Il a déjà gagné deux médailles d’argent olympiques, à Athènes et à Pékin.

D’autres athlètes à surveiller :
- Éric Lamaze (sport équestre)
- Andréanne Morin (aviron)
- Marie-Pier Boudreau et Élise Marcotte (nage synchronisée)
- Karine Sergerie (taekwondo)
- Martine Dugrenier (lutte)
- Katrine Savard (natation)
- Christine Girard (haltérophilie)
- Jennifer Abel (plongeon)
- Donato Paduano (boxe)

Les JO, un modèle?
Les JO attirent leurs lots de critiques. Ce ne sont pas tous les citoyens qui seront devant leur écran durant les prochaines semaines. Quand on regarde le montant dépensé pour l’organisation et le déroulement de ces compétitions, on reste stupéfait. On parle de 13 milliards d’euros, soit quatre fois plus que le budget prévu en 2005. Juste pour la sécurité, le montant s’élève à 670 millions d’euros selon les dernières estimations! Dépenses injustifiées ?

Et que dire des valeurs diffusées par l’évènement? Excellence, compétition et culte de la perfection ou encore, ouverture, persévérance et tolérance? Difficile à savoir. Le fondateur des Jeux olympiques modernes, le baron français Pierre de Coubertin, parlait quant à lui d’un évènement porteur d'universalisme, d’amitié et de fraternité entre les peuples, les races et les sexes. Est-ce que ces valeurs tiennent toujours la route en 2012?

Mais au-delà des valeurs olympiennes, il y aussi toutes les questions politiques et les rapports de force du monde moderne, sans parler des enjeux économiques. On n’a qu’à penser au choix de la ville hôte, comme Beijing (en Chine) qu’on avait critiqué en raison du non-respect des droits humains du gouvernement chinois. Et plus récemment, tout le débat autour de l’acceptation du port du voile pour les athlètes féminines musulmanes, contrairement à la Charte des JO qui proclame qu’aucune « distinction n’est admise à l'égard d’un pays ou d'une personne, pour des motifs de race, de religion ou d'attaches politiques. » C’est tout un débat !


Voici des liens et vidéos :